Archives mensuelles : juin 2018

Nutrition : les index glycémiques

A l’approche de l’été , on cherche tous des moyens de perdre quelques kilo, je vais tenter à travers une série de billets de vous parler de méthodes qui peuvent vous aider dans cette quête futile mais ô combien importante  à vos yeux du corps parfait. Savez-vous que la plupart du temps c’est l’excès de glucides qui est responsable  de notre prise de poids ? On en mange trop et on les choisit mal.

L’index glycémique est un outil qui peut vous aider a bien choisir vos glucides car il permet de mesurer  la capacité d’un glucide donné à élever la glycémie après le repas par rapport à un standard de référence qui est le glucose pur.

Définition de la glycémie

La glycémie, c’est la quantité de « sucre », (en réalité du glucose) contenu dans le sang. Lorsque l’on est à jeun, la glycémie est environ de 1g de glucose par litre de sang.
Mais si l’on mange un glucide, celui-ci se transforme par la digestion en glucose, ce qui se traduit par une augmentation de la glycémie.

Le niveau de la glycémie dans le sang est d’une importance capitale par rapport à la prise ou la perte de poids. Car la glycémie qui apparaît après la digestion induit la sécrétion d’une hormone, l’insuline, qui en fonction de son importance, est susceptible de déclencher ou non le processus de prise de poids.

Calcul de l’index glycémique

Pendant longtemps, on a cru que tous les glucides, pour une même portion consommée, entraînaient une réponse glucidique identique. A partir du milieu des années 70, Crapo, un chercheur californien de l’Université de Stanford, a montré que pour un même contenu en glucide pur, chaque glucide entraînait une élévation différente de la glycémie.
Il convenait donc de mesurer le pouvoir glycémique de chaque glucide pour les comparer ensuite entre eux. C’est Jenkins qui ensuite, en 1981 a mis au point les index glycémiques, à partir des travaux réalisés depuis 1976 par Crapo .

Pour construire l’échelle des index glycémiques, Jenkins a donné arbitrairement au glucose l’index 100 . Cet index mesure donc le pouvoir glycémique d’un glucide, c’est-à-dire sa capacité à libérer une certaine quantité de glucose après la digestion.

Si l’index glycémique est élevé (ce qui est le cas de la pomme de terre) le taux d’absorption du glucide correspondant induira une réponse glycémique élevée. Si au contraire l’index glycémique est bas (ce qui est le cas des lentilles) le taux d’absorption du glucide correspondant induira une réponse glycémique faible, voire insignifiante.  Par rapport à l’index de référence 100 du glucose, les frites ont un index glycémique (IG) de 95 alors que l’IG des lentilles vertes est de 25.

Quel est l’intérêt de L’index glycémique (IG)?

Comme je l’ai évoqué précédemment, l’IG indique le potentiel glycémique d’un glucide, et donc sa capacité à induire une sécrétion d’insuline en rapport. Or nous savons que plus la sécrétion d’insulinique est élevée, plus le risque de prise de poids est important.

Malgré les mises en garde de certains spécialistes des Index glycémiques, la communauté des nutritionnistes continue dans son ensemble à faire référence, à propos des glucides, à leur vitesse d’absorption.
Pour eux, la notion d’index glycémique ne sert qu’à mesurer la vitesse d’absorption d’un glucide. Dans cette optique, la totalité du contenu glucidique de l’aliment serait toujours transformé en glucose, mais plus l’index glucidique est bas, plus l’absorption intestinale serait lente, entraînant ainsi une glycémie plus faible mais d’une durée plus longue dans le temps. L’index glycémique ne servirait donc pour eux qu’à mesurer l’étalement dans le temps de l’absorption intestinale du glucose.

Pour les spécialistes de l’IG (non non pas instagram ! index glycémique !) cette conception est totalement erronée car elle ne correspond à aucune réalité physiologique.
Au contraire, toutes les expérimentations sur les index glycémiques montrent bien qu’un index glycémique bas révèle bien qu’une moindre quantité de glucose a été absorbée et non pas un plus long étalement dans le temps d’une même quantité.

Voici un tableau avec les IG des principaux aliments, il est issu du site du Docteur Montignac aussi très connu pour son régime utilisant les IG.

Pour conclure si vous faites attention au nombre de calories que vous ingérez et à l’index glycémique de vos glucides, que vous choisissez bien vos lipides vos quelques kilos superflus ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir ! Allez courage l’été c’est jeudi !

La fasciathérapie vous connaissez ?

Voilà un moment que je n’ai rien publié ici, je manque de temps !!! Je vais revoir mes ambitions à la baisse et tenter d’écrire un à deux billets par mois, objectivement je ne pourrais pas davantage. Aujourd’hui je termine cet article qui est dans mes brouillons depuis… le 8 mars … il y est question de fasciathérapie, une discipline relativement jeune (35 ans) issue de l’ostéopathie. Elle a été développée par le professeur et docteur Danis Bois kinésithérapeute/ ostéopathe français. Le Prof-Doc Bois est agrégé en sciences sociales de l’Universidade Fernando Pessoa de Porto et dirige le CERAP, Centre d’Étude et de Recherche Appliquée en Psychopédagogie.

La fasciathérapie c’est quoi ?

C’est une spécialisation dans le domaine de la kinésithérapie. Il s’agit d’une thérapie essentiellement manuelle innovante et très particulière. Contrairement à certaines méthodes et techniques qui utilisent la force et autres manipulations assez puissantes, la fasciathérapie se caractérise par sa profondeur et sa douceur et une action sur la globalité du corps.

Autre dimension essentielle : la fasciathérapie implique une participation consciente et une concentration de la personne traitée. Elle a des effets profonds et durables sur la décontraction et le stress. Elle repose donc sur un double modèle : d’une part des touchers  des structures symptomatiques (muscles, os, membranes, vaisseaux sanguins, nerfs faisceaux etc) et d’autre part une implication du patient dans le traitement via des touchers spécifiques. Le patient ne subit donc pas le traitement passivement mais participe activement au processus. C’est une forme de thérapie douce, non-manipulatrice et qui agit en profondeur. Un traitement en fasciathérapie est constitué d’une thérapie manuelle sur table,d’une thérapie en mouvement et éventuellement un entretien.

Vous avez dit fascia ?

Les fascias ou tissus conjonctifs sont des membranes qui recouvrent notre corps et tous nos organes. ils recouvrent 98% des structures dures de notre corps. Pour vous donner un exemple, lorsque vous achetez des blancs de poulet, parfois, il reste une espèce de membrane transparente ou blanchâtre (perso je déteste ça et ça me dégoute, mais c’est souvent bien caché dessous dans le paquet…) et bien c’est du fascia !   Jusqu’en 1980, le tissu conjonctif était considéré comme un sorte de ‘rembourrage’ et un ‘soutien’. Il empêchait même l’anatomiste d’avoir une image claire de la topographie des structures corporelles : lors des dissections, on coupait et on jetait le plus possible de ces tissus pour obtenir une image correcte du corps. On s’est rendu compte récemment que les fascias jouaient un rôle important dans le fonctionnement corporel et intellectuel, un rôle qui serait aussi important que celui des autres grands systèmes. Avec le système nerveux autonome et le système hormonal, le tissu conjonctif (les fascias) influence le degré d’effort musculaire, les schèmes de mouvement, la circulation sanguine, la gestion hormonale, le stress, l’humeur, les réactions émotionnelles, la pensée et par conséquent le comportement même… La continuité des fascias contribue à l’unité du corps mais explique aussi pourquoi un problème dans une partie du corps peut entraîner des problèmes secondaires à distance. Un stress sur les fascias peut donc jouer un rôle primordial dans l’origine de certains troubles et maladie.

La fasciathérapie et le sport

Dans le domaine du sport de haut niveau, la fasciathérapie fait partie intégrante des protocoles appliqués au sportifs et de nombreux athlètes sont/ont été traités ou accompagnés par un thérapeute. Souvent la première consultation fait suite  à un problème physique : traitement d’une blessure tenace, traitement de la douleur, processus de récupération. Dans certains cas, le sportif choisit de poursuivre l’accompagnement parce qu’il sent que le traitement a aussi un impact sur d’autres facettes, par exemple sur le sommeil, la gestion du stress, la concentration ou l’équilibre mental.

Pour conclure je dirais que la fasciathérapie n’est pas réservée qu’aux sportifs de haut niveau, mais à tout le monde  ! C’est une médecine douce holistique, si vous avez des douleurs (liées où non à votre activité physique), des difficultés de gestion du stress, faites un essai, cette thérapie peut vous convenir et vous apporter de nombreux bénéfices ! !

Pour en savoir davantage sur les fascias et leur thérapie voici un super documentaire diffusé dans Xenius sur Arte.