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La fasciathérapie vous connaissez ?

Voilà un moment que je n’ai rien publié ici, je manque de temps !!! Je vais revoir mes ambitions à la baisse et tenter d’écrire un à deux billets par mois, objectivement je ne pourrais pas davantage. Aujourd’hui je termine cet article qui est dans mes brouillons depuis… le 8 mars … il y est question de fasciathérapie, une discipline relativement jeune (35 ans) issue de l’ostéopathie. Elle a été développée par le professeur et docteur Danis Bois kinésithérapeute/ ostéopathe français. Le Prof-Doc Bois est agrégé en sciences sociales de l’Universidade Fernando Pessoa de Porto et dirige le CERAP, Centre d’Étude et de Recherche Appliquée en Psychopédagogie.

La fasciathérapie c’est quoi ?

C’est une spécialisation dans le domaine de la kinésithérapie. Il s’agit d’une thérapie essentiellement manuelle innovante et très particulière. Contrairement à certaines méthodes et techniques qui utilisent la force et autres manipulations assez puissantes, la fasciathérapie se caractérise par sa profondeur et sa douceur et une action sur la globalité du corps.

Autre dimension essentielle : la fasciathérapie implique une participation consciente et une concentration de la personne traitée. Elle a des effets profonds et durables sur la décontraction et le stress. Elle repose donc sur un double modèle : d’une part des touchers  des structures symptomatiques (muscles, os, membranes, vaisseaux sanguins, nerfs faisceaux etc) et d’autre part une implication du patient dans le traitement via des touchers spécifiques. Le patient ne subit donc pas le traitement passivement mais participe activement au processus. C’est une forme de thérapie douce, non-manipulatrice et qui agit en profondeur. Un traitement en fasciathérapie est constitué d’une thérapie manuelle sur table,d’une thérapie en mouvement et éventuellement un entretien.

Vous avez dit fascia ?

Les fascias ou tissus conjonctifs sont des membranes qui recouvrent notre corps et tous nos organes. ils recouvrent 98% des structures dures de notre corps. Pour vous donner un exemple, lorsque vous achetez des blancs de poulet, parfois, il reste une espèce de membrane transparente ou blanchâtre (perso je déteste ça et ça me dégoute, mais c’est souvent bien caché dessous dans le paquet…) et bien c’est du fascia !   Jusqu’en 1980, le tissu conjonctif était considéré comme un sorte de ‘rembourrage’ et un ‘soutien’. Il empêchait même l’anatomiste d’avoir une image claire de la topographie des structures corporelles : lors des dissections, on coupait et on jetait le plus possible de ces tissus pour obtenir une image correcte du corps. On s’est rendu compte récemment que les fascias jouaient un rôle important dans le fonctionnement corporel et intellectuel, un rôle qui serait aussi important que celui des autres grands systèmes. Avec le système nerveux autonome et le système hormonal, le tissu conjonctif (les fascias) influence le degré d’effort musculaire, les schèmes de mouvement, la circulation sanguine, la gestion hormonale, le stress, l’humeur, les réactions émotionnelles, la pensée et par conséquent le comportement même… La continuité des fascias contribue à l’unité du corps mais explique aussi pourquoi un problème dans une partie du corps peut entraîner des problèmes secondaires à distance. Un stress sur les fascias peut donc jouer un rôle primordial dans l’origine de certains troubles et maladie.

La fasciathérapie et le sport

Dans le domaine du sport de haut niveau, la fasciathérapie fait partie intégrante des protocoles appliqués au sportifs et de nombreux athlètes sont/ont été traités ou accompagnés par un thérapeute. Souvent la première consultation fait suite  à un problème physique : traitement d’une blessure tenace, traitement de la douleur, processus de récupération. Dans certains cas, le sportif choisit de poursuivre l’accompagnement parce qu’il sent que le traitement a aussi un impact sur d’autres facettes, par exemple sur le sommeil, la gestion du stress, la concentration ou l’équilibre mental.

Pour conclure je dirais que la fasciathérapie n’est pas réservée qu’aux sportifs de haut niveau, mais à tout le monde  ! C’est une médecine douce holistique, si vous avez des douleurs (liées où non à votre activité physique), des difficultés de gestion du stress, faites un essai, cette thérapie peut vous convenir et vous apporter de nombreux bénéfices ! !

Pour en savoir davantage sur les fascias et leur thérapie voici un super documentaire diffusé dans Xenius sur Arte.

 

Banana Bread vegan et sans gluten

Je me suis  faite rare c’est temps-ci sur le blog, je suis un peu sous l’eau avec mes deux activités professionnelles, ma vie perso…. Tous cela me prend énormément de temps alors il faut bien que quelque chose en pâtisse ! Je profite de cet aparté pour relancer un appel si vous souhaitez vous investir dans une activité de blogging qui vous permette de partager votre expérience, expertise, passion c’est possible ici, il suffit de prendre contact avec moi via le formulaire de contact ou via Facebook .

Bon revenons à nos moutons,  le sujet du post d’aujourd’hui c’est la recette de mon Banana Bread vegan et sans gluten … haha ! vous allez me dire mais y’a quoi au final dans ton Banana Bread ? Il doit pas être top top top ! Et bien moi je le trouve super bon, et très facile à réaliser. Petite précision je ne suis pas vegan mais j’essaie d’avoir une consommation raisonnée de produits laitiers et de viandes, et quand cela est possible j’expérimente des versions végan de mes préparations. Par contre je ne consomme pas du tout de gluten et je me porte bien mieux au niveau digestif, j’ai aussi plus d’énergie.

Pour ce fabuleux Banana Bread vous aurez besoin :

  • 3 bananes bien mûres (avec des tâches noires),
  • 60 ml de lait végétal, j’utilise du lait d’amandes mais vous pouvez en choisir un autre, si la véganerie c’est pas votre truc vous pouvez aussi utiliser du lait de vache,
  • 2 c.à soupe d’huile, j’utilise de l’huile de coco mais vous pouvez utiliser de l’huile d’olive ou de tournesol,
  • 10 g de poudre à lever sans gluten (on en trouve dans les magasins d’alimentation bio) ou avec gluten hein ! on est pas sectaires c’est vous qui voyez !
  • 1 pincée de bicarbonate alimentaire,
  • 1 pincée de sel
  • 160 g de farine, j’utilise 120 g de farine de pois chiche + 40 g de farine de riz. La farine de pois chiche est très appropriée en plus elle donne une belle couleur dorée à la préparation, la farine de châtaigne marche bien aussi. Évidemment vous pouvez utiliser de la farine de blé !!
  • 30g de poudre d’amandes

Préparation :

  1. Préchauffer votre four à 180° (th6)
  2. Dans un saladier, écraser les bananes à la fourchette (ne les réduisez pas non plus à l’état liquide !)
  3. Ajouter le lait végétal, l’huile, la poudre à lever, le bicarbonate alimentaire ainsi que le sel, bien mélanger le tout à la fourchette.
  4. Versez les farines et la poudre d’amande, bien mélanger à la fourchette encore et toujours.
  5. Huilez légèrement le moule cake, y verser la préparation,
  6. Enfournez 45 minutes, laisser refroidir (patience….) dégustez votre banana bread avec un bon tchai ! c’est un goûter très réconfortant par ce froid !

Voici ma recette, vous pouvez si vous le souhaitez ajouter 60 g de sucre blond ou complet, de la vanille, des fruits secs, de la cannelle, des copeaux de chocolat noir…

Audrey, portrait d’une passionnée

Aux Ateliers,  nous aimons les rencontres. Régulièrement, nous proposons un portrait sous  forme d’interview d’une personne qui nous inspire, par son parcours, ses performances, sa détermination ou encore son état d’esprit. Aujourd’hui je vous présente Audrey Didier 32 ans, collègue de formation au CREPS de Vichy-Auvergne, sportive complète, perfectionniste, un modèle de détermination et de générosité ! Portrait de ce  petit bout de femme qui je l’espère vous inspirera !

Bonjour Audrey !  peux-tu nous parler de ton parcours sportif ?

J’ai pratiqué la gymnastique avec passion durant  11 années. Arrivée à la fac, on m’a proposé d’essayer le saut à la perche par  mon passé de gymnaste. Évidemment j’ai tout de suite accroché et j’ai pratiqué cette discipline quelques années en compétition ainsi que le 100 mètres et le lancé de disque. J’ai également pratiqué la lutte féminine durant 2 années. Je me suis ensuite tournée vers la musculation pour passer le BPJEPS. Dans la foulée j’ai  aussi découvert la Pole Dance, cette discipline me permet de retrouver des sensations de gymnaste. Depuis quelques mois je découvre le Crossfit que je pratique aussi en compétition. Une nouvelle passion émerge !

Souvent je dis que je foisonne mais je crois que j’ai trouvé mon maître ! Peux-tu nous parler du chemin qui t’a amené à te professionnaliser dans le domaine de la remise en forme et de la préparation physique. Je me souviens qu’à l’époque c’était un changement de cap après quelques années difficiles…

A la base, je faisais des études pour devenir professeur d’EPS. J’ai raté le concours deux fois et la deuxième année je cherchais déjà une alternative au CAPEPS. Je suivais quelques cours de step, lia, renforcement musculaire à la fac. Le cocktail  enseignement , danse, musique, remise en forme m’attirait. Je me suis donc inscrite dans la formation BPJEPS Activités gymniques de la forme et de la force, en étant sûre que ce métier me plairait mais sans vraiment savoir pourquoi. Je me lançais dans l’inconnu pour la première fois.

Finalement tu es peut-être plus épanouie aujourd’hui que si tu avais été prof d’EPS ! Tu as plus de liberté, tu peux être créative, entreprendre ! Cette année ça fera à peu près 10 ans que l’on a obtenu nos diplômes tu en es ou, qu’as-tu bâtit ?

Par où commencer, tu as du temps devant toi ? 😆 Pour faire court, un an après notre diplôme, j’ai co-créer une salle de remise en forme que j’ai tenu avec mon ancien associé pendant 6 ans. Une très belle expérience, inoubliable  mais qui m’a valu un épuisement professionnel. J’avais oublié de vivre à côté du boulot. La reconstruction a été longue et difficile mais 2 ans après, je peux dire que je sais qui je suis,  je sais vraiment ce que je veux, et je ne rate plus un évènement familial ou amical important aux yeux de mes proches. En 2017  j’ai crée mon propre studio de coaching “Le loft » prévu pour du small group. Je suis toujours dans la remise en forme mais j’enseigne principalement la Pole Dance, le yoga, et le renforcement musculaire.

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Je me suis également orientée vers une alimentation plus saine et naturelle, et je peux proposer des conseils en ré-équilibrage alimentaire à mes adhérents. J’ai aussi développé le côté mental, avec des ateliers que j’ai nommé T-Happy, où je mêle la méditation et le développement personnel afin de proposer un moment de partage et de réflexion sur les thèmes du quotidien pour retrouver une harmonie entre sa vie professionnelle et personnelle.

Entre 2009 et aujourd’hui ma vision du métier de coach sportif a évolué, je l’envisage différemment, je suis plus dans la transmission, mon objectif principal est de permettre à mes élèves de mieux se connaître, je suis aussi davantage dans une optique de formation de mes élèves, mon idée c’est de les emmener vers une pratique sportive réfléchie et autonome qui leur correspond. L’aspect relationnel est également très important dans mon approche et toi est-ce que  ta vision du métier a évolué ?

Beaucoup oui. Là ou au début, mon objectif était d’avoir le plus de personnes possible dans mes cours et que j’adorais être devant 40-50 personnes pour transmettre ma passion et partager une énergie de folie,  je préfère maintenant être entourée d’une douzaine de personnes pour leur transmettre cette même passion avec cette même énergie mais avec une grande différence: l’écoute. Je peux être disponible à 100%  pour tous mes adhérents. Je peux davantage individualiser le travail et les résultats recherchés sont bien sûr obtenus plus rapidement. Le relationnel est différent et la proximité fait que je ne peux pas tricher sur mes états d’âmes. Plus vulnérable selon moi mais plus humaine à leurs yeux.

Pour rebondir sur ce que tu viens de dire à propos de la vulnérabilité et de l’humanité, je trouve que l’on a souvent une image stéréotypée du “prof de fitness” : corps athlétique et svelte, toujours au top de sa forme, les réseaux sociaux et internet participent bien sûr largement à cela. Pour vendre des abonnements à la salle de gym il faut systématiquement offrir des promesses de minceur et de beauté, je milite assez contre cela à titre personnel. Et puis la réalité de ce métier est toute différente et ne correspond souvent en rien à ces images dont on nous abreuve. Nous sommes souvent fatigués et blessés, nous n’avons pas tous des corps parfaits… Pour ma part je vis aujourd’hui avec une hernie discale, j’ai également eu des problème de périostes…  As-tu rencontré ce genre de problèmes et comment les as-tu gérés ?

Et bien je pense que je n’ai rien géré jusqu’à ce que je sois incapable de soulever la barre fin 2015 pendant un cours de Body Pump. J’avais seulement deux tendinites qui s’aggravaient depuis quelques mois déjà, mais tellement bien placées et douloureuses que je ne pouvais plus me baisser pour mettre mes chaussures, ou encore, que je ne pouvais pas prendre mon téléphone sans avoir une douleur aiguë dans l’épaule. On donne tellement aux personnes en face de nous qu’on en arrive à s’oublier.  Maintenant, je travaille toujours beaucoup mais je gère un peu différemment. Lorsque je me sens vraiment fatiguée, je prend des moments de pause. Je gère mon planning de manière à ne plus enchainer autant de cours qu’avant, et j’essaie de prendre plus de temps pour moi… je travaille encore sur ce point 😉

Avec le temps et l’expérience, on ressent le besoin de faire évoluer nos pratiques personnelles et professionnelle, pour ma part j’ai repris un cursus universitaire en sciences de l’éducation qui m’apporte beaucoup professionnellement et personnellement. J’ai aussi une pratique quasi quotidienne du yoga qui est une sagesse merveilleuse, et toi as-tu envie de faire évoluer ta pratique/tes enseignements ?

Je fais évoluer mon enseignement en permanence. Je passe beaucoup de temps en formation  que ce soit en sport, en nutrition ou en développement personnel, car j’adore apprendre de nouvelles manières de faire, de nouveaux exercices, de nouvelles façons de penser, de s’organiser… J’ai besoin de ce changement et d’apporter un souffle nouveau au studio régulièrement.

Pour finir  je crois tu as a un beau projet à mener en 2018, tu nous en dis davantage sur « Ma challenge box » ?

Oui, c’est exact  ! Cette année je fais émerger un nouveau projet ! Je veux proposer aux personnes souhaitant faire du sport chez elles, ou n’ayant pas le temps d’aller en salle, un coach sport et bien être à la maison dans leur  salon et leur cuisine ! Il s’agit d’une box mensuelle qui sera vendue en ligne, que les personnes recevront chez elles. Elles auront tout à portée de main pour prendre soin de leur corps, de leur alimentation et de leur mental. dans la box on trouve un programme sportif avec un accessoire sport, de la nourriture et une boisson diététique, 100% naturelles et fabriquées en France. Il y aura aussi 2 recettes, un accessoire bien être et une méditation guidée. Un groupe privé sera créé pour communiquer au quotidien. Des rencontres en vrai sont aussi prévues pour pouvoir là encore une fois, être plus proche des gens. Pour ce projet je suis en collaboration avec une amie, Hélène Nurit. Nous avons hâte d’envoyer les premières challenge box et d’observer la transformation physique et mentale des futurs challengers.

Nous aussi on a hâte ! Le lancement de Ma challenge box c’est prévu pour quand !

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La première box sera prête pour avril. Nous en sommes aux pré-ventes avec pour l’instant un seul lien pour commander sur Ulule, cette plateforme collaborative nous permet d’annoncer le projet au plus grand nombre et d’obtenir des soutiens pour le lancement. Un blog déclic et des squats vient également d’être créé pour partager toutes les astuces du quotidien et pleins de conseils pour un mode de vie plus sain. Enfin Ma challenge box à sa page Facebook !

Merci Audrey !

J’espère que ce portrait vous a plu, n’hésitez pas à aller soutenir Ma challenge box sur Ulule ou sur Facebook ou les deux. Les Ateliers du Corps vous offriront prochainement une box dans le cadre d’un jeu concours !  Enfin si vous habitez la région de Vichy et que vous recherchez un coach qualifié avec de grandes qualités humaines et bien je vous recommande Audrey  et son Loft !

 

LE HIIT COMMENT CA MARCHE ET POURQUOI C’EST BIEN ?

Les méthodes d’entrainements en interval-training plus connues aujourd’hui sous le nom de  HIIT (High Intensity Interval Training) ou encore Tabata sont basées sur la répétition d’exercices intenses entrecoupés de périodes de repos. Il s’agit d’un travail intermittent ou fractionné, un type d’entrainement vieux comme le monde et très en vogue aujourd’hui dans le monde du fitness.

On peut faire du Hiit ou du Tabata training seul, à 2, ou en groupe. Les exercices effectués sont aussi divers que variés (course, vélo, sauts, tirages, mouvement fonctionnels…). La plupart du temps on utilise le poids de son corps mais on peut aussi ajouter des charges additionnelles, des haltères ou des élastiques. Bref, le choix est infini. Le but est de se donner à 100% de ses capacités (ou proche de son maximum) pour enclencher certaines réactions métaboliques (ensemble de transformations biochimiques  au sein de l’organisme) .

  • Les effet du travail intermittent sur notre organisme :

Notre corps consomme de l’énergie pour effectuer les mouvements (marcher, courir, danser) à chaque fois qu’un muscle se contracte pour réaliser un mouvement l’adénosine triphosphate (ATP) entre en jeu…non non ! ne partez pas tout de suite !! ce n’est pas compliqué !!!

L’ATP est un acide aminé à haut potentiel énergétique qui, après avoir capté l’énergie libérée par la dégradation des glucides, la libère selon les besoins de l’organisme. L’ATP est la monnaie d’échange  utilisée par notre organisme pour assurer les différents mouvements réalisés. Chaque cellule musculaire renferme une certaine réserve d’ATP. Cependant, cette réserve  est limitée et se consomme en seulement deux ou trois secondes.

Fort heureusement  les muscles contiennent d’autres types de réserves pour tenir le coup plus longtemps :

1- La créatine phosphate :

La créatine phosphate (CP) est un composé riche en énergie qui produit aussi de l’ATP. Grâce à sa présence dans les cellules musculaires, un effort intense peut être prolongé jusqu’à 15 secondes. C’est dans cette filière que travaillent les sprinteurs et les haltérophiles.

2- C’est ensuite le glycogène qui prend la relève : en se scindant, cette molécule de sucre présente dans les muscles et le foie produit à son tour de l’ATP.

Ces deux premiers types de production d’énergie (l’ATP-CP et l’ATP-glycogène) s’effectuent en mode anaérobie, c’est-à-dire sans apport d’oxygène. Lorsqu’ils fonctionnent selon l’un ou l’autre de ces deux modes de production énergétique, nos muscles peuvent soutenir un effort maximum ou très intense sur une durée maximale d’environ 90 secondes. C’est principalement sur ces filières que l’on cherche à travailler lorsque que nous faisons un entrainement en HIIT ou en Tabata.

3- Au-delà de ce délai d’environ 90 secondes, nos muscles peuvent maintenir un effort mais celui-ci sera de moindre intensité, L’ATP est produit par notre organisme en mode aérobie, c’est-à-dire en présence d’oxygène, c’est l’effort du coureur de fond. 

Imaginons que vous montiez des escaliers à toute blinde, vous arrivez essoufflés mais, vous avez réussi à maintenir une intensité élevée. Vous avez gravi les marches deux par deux sans jamais ralentir ! Votre organisme a mobilisé les deux premières filières (ATP-CP et ATP-glycogène) qui ne nécessitent pas d’apport en oxygène (effort anaérobie) pour fonctionner. A l’arrivée votre organisme a besoin d’un apport en oxygène pour pallier au manque engendré par l’effort fourni d’où l’essoufflement important. Imaginions à présent que vous continuiez à monter les escaliers parce que vous êtes un warrior et que la vue du Sacré Cœur au coucher du soleil est super belle. Pour pouvoir maintenir cet effort, votre organisme va basculer dans la filière aérobie pour continuer produire de l’ATP, vous pourrez gravir les marches jusqu’au sommet avec une intensité plus faible.

En résumé, une personne peut compter sur trois mécanismes différents de production d’énergie pour se mettre en action : ATP-CP, ATP-glycogène et ATP-oxygène correspondant respectivement aux 3 filières : anaérobie alactique , anaérobie lactique et aérobie.

Selon le type d’effort demandé aux muscles (variables intensité et durée de l’effort), la couverture énergétique de l’exercice peut donc solliciter « en priorité » l’un de ces 3 mécanismes. Ces derniers peuvent également se chevaucher et se compléter.

Dans le cadre d’un travail en interval-training type HIIT ou Tabata, tout l’enjeu réside dans l’utilisation prioritaire de l’ATP-glycogène issue de la filière anaérobie lactique. En effet, la production de lactate au niveau musculaire entraîne des réactions chimiques vertueuses (augmentation de l’hormone de croissance, testostérone…). La phase de récupération lors du travail intermittent permet au sportif de ne pas saturer ses muscles en acide lactique lui permettant ainsi de prolonger son effort de manière intense. Sans cette récupération entre les phases de travail intensif, l’arrêt de l’exercice serait inéluctable et le sportif placé de fait dans l’incapacité de poursuivre ses efforts avec la même intensité. Il s’agit donc de trouver le juste équilibre entre temps de travail et temps de récupération afin de ne pas être contraint à un arrêt anticipé de l’exercice ou à l’inverse trop facile ne permettant pas de travailler sur la filière anaérobie lactique.

  • L’intérêt de l’Interval Training :

L’interval-training permet de réaliser des entrainements courts, avec ou sans matériel, très variés qui peuvent être réalisés presque n’importe où. Son intérêt métabolique par rapport à un travail physique plus classique en continu est d’augmenter la durée totale d’exercice à haute intensité sans provoquer d’arrêt de l’activité. Ce type de training est efficace pour améliorer vos capacités cardiovasculaires, votre puissance, le fonctionnement de vos muscles et de votre système nerveux. Il favorise  la sécrétion d’hormones variées sources de bien-être et anti-stress (endorphines…). Vous améliorez vos capacités physiques, avec le temps vous réalisez des entrainements plus intenses et plus longs, ce qui constitue un véritable cercle vertueux très positif pour votre santé.  C’est également un entrainement  efficace pour redessiner vos muscles et votre silhouette. Plus vos entrainements seront longs et intenses et plus vous brûlerez de calories et plus vous produirez d’acide lactique, plus vous libérerez d’hormone de croissance (hormone responsable d’une accélération de la fonte des graisses). Enfin L’interval-training  perturbe l’équilibre de votre corps et ce dernier doit travailler pendant de longues heures pour rétablir au plus vite cet équilibre. Enfin des entrainements en fractionné bien menés entrainent une accélération du métabolisme. Pour rétablir son équilibre votre corps va devoir consommer plus d’oxygène plusieurs heures après la fin de l’entrainement, c’est ce qui est appelé l’effet afterburn ou EPOC (Excess Post-exercise Oxygen Consumption).

En fonction de votre condition physique, de votre expertise ou encore de votre âge les intervalles d’efforts durent entre 10 et 50 secondes. Le temps de récupération peut lui aussi varier de 10-15 secondes à 90 secondes. Les temps de récupération peuvent être actifs (marche, course lente) ou passifs et permettent à la filière aérobie de participer à l’effort. Sans un apport en oxygène et donc sans temps de récupération suffisant, la production d’acide lactique est telle qu’elle  amène à un arrêt total de l’exercice (les muscles se tétanisent et parfois on a même besoin de vomir …. :mrgreen: ). De manière générale le rythme cardiaque doit rester élevé tout au long de l’entrainement, l’utilisation d’un cardio-fréquencemètre peut permettre de veiller à travailler dans les bonne intensités même si les sensations physiques peuvent souvent suffire à le savoir ! Si vous aimez vous challenger, sortir de votre zone de confort et que vous n’avez aucune contre-indication de santé, n’hésitez pas tester l’entrainement en HIIT, veillez néanmoins à rester progressifs dans le niveau de difficulté des exercices et dans le choix de vos intervalles !

BE FIT , BE THIN !

On peut tirer une myriade de bénéfices d’une activité physique régulière. Les études le montrent la pratique régulière d’une activité physique à des effets positifs sur les systèmes cardio-vasculaire et respiratoires, renforce les muscles et les os et permet même de maintenir et d’améliorer sa fonction cognitive. D’ailleurs l’exercice physique est  souvent « prescrit » dans le cadre de protocoles médicaux pour le traitement de cancers, de fibromyalgies ou encore de stress post traumatique.

Pratiquer une activité physique permet de secréter les fameuses endorphines, hormones du bien-être, mais pas seulement ! Cela peut aussi permettre d’améliorer la confiance en soi, ou encore d’étendre son cercle de relations, de réduire son stress et  de développer de nouvelles habilités ! Et, chose à peine croyable chacun des bénéfices énumérés ci-dessus est possible que la personne soit mince ou grosse.

Pourtant, dans le langage courant des internets et du monde du fit on cite quasiment systématiquement la perte de poids comme le premier bénéfice d’une activité physique régulière. YouTube, la blogosphère sont remplis de vidéos et d’articles qui annoncent avec joie combien de calories vous allez bruler et en combien de temps en suivant tel ou tel programme.

Je pense et ça n’engage que moi qu’associer systématiquement fitness et perte de poids est une erreur, d’une part parce que si l’activité physique participe à la perte de poids, elle n’en est pas le premier levier. D’autre part parce que ce genre de discours éloigne certaines personnes de l’activité physique, particulièrement celles pour qui le poids constitue un complexe voire un handicap au quotidien. Une personne qui s’abonne à la salle ou qui décide de travailler avec un personal trainer peut entreprendre cette démarche pour perdre du poids ou non, mais l’objectif « perte de poids » ne devrait pas être considéré et vendu comme premier par nous autres professionnels du sport. Par ailleurs si certains sont également  professionnels de la nutrition, ils ne représentent pas la majorité des pro de la remise en forme or nous savons le premier levier pour  la perte de poids réside avant tout dans une modification de l’alimentation… associée à différentes choses dont le sport, parfois une psychothérapie etc…

Il y a tellement d’autres bénéfices que l’exercice physique peut apporter à une personne, pourquoi ne pas davantage axer notre communication là-dessus, c’est moins vendeur ? Oui peut-être… mais peut-être aussi que cela permettrait de désamorcer un peu ce rapport compliqué que l’on peut avoir à son propre corps, de lutter à notre petite échelle contre une certaine « dictature » du corps parfait qui doit si possible être mince, musclé et blanc (comme sur l’image qui illustre ce billet ^.^). Au final on peut parier qu’adopter un discours différents, et véhiculer des images différentes permettrait aux personnes les moins à l’aise avec leur corps d’envisager plus sereinement la possibilité d’entreprendre une activité physique.

Gym posturale : la méthode de Gasquet

Le travail postural est important et essentiel. Il est, ou plutôt il devrait être le prérequis de départ à toute activité physique et sportive.

Pour débuter l’année 2018, je voulais vous parler de la méthode A.P.O.R. B de Gasquet©, APORB pour Approche POsturo-Respiratoire et B pour Bernadette, le prénom de cette médecin et professeur de yoga très connue dans le milieu du fit. Elle a beaucoup écrit et possède son propre centre de formation. Sa méthode est une méthode de gym sans risques, attention cela ne veut pas dire que ce soit facile ! C’est même en fait plutôt éprouvant !  Dans son approche posture et respiration sont indissociables, la posture détermine la respiration et il est possible de savoir si la posture est correcte en se repérant à la respiration.

Je vous propose dans ce premier billet de vous présenter de manière rapide  les grands principes de base de la méthode A.P.O.R B de Gasquet.  L’idée est que vous essayiez, chez vous, au bureau en voiture, dans les transports, pendant votre cours de renforcement musculaire, de stretching , de Body Balance d’appliquer ces principes qui permettent par le travail et la conscience de sa posture et de sa respiration, de lutter contre les maux du quotidien (rachis, transit, stress etc…), et de se construire un ventre ultra plat et de vrais abdominaux profonds, les plus importants !

 Premier grand principe : toujours travailler en étirement, sans cambrure, ni tassement :

Observez votre colonne vertébrale au moment où vous lisez ce billet, est-elle allongée ? La distance entre votre coccyx et le sommet de votre tête est-il maximal ? N’êtes-vous pas cambré (lordose) ou voûté (cyphose) ? Naturellement nous avons tous si nous n’y prenons pas gare tendance a être lordosé ou cyphosé voire les deux (oui parce que ça marche souvent ensemble). Observez bien cette planche, vous êtes plutôt de type A, B, C ou D ?

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Il ne s’agit pas  d’effacer complétement les courbures du dos, mais de veiller de manière générale à se tenir et à faire ses exercices en position neutre (A). Selon de Gasquet c’est la respiration qui nous dit que la posture est bien en étirement, en effet si l’on est étiré la respiration devient physiologique et non paradoxale (à l’envers).

Quid de la respiration physiologique

Lorsque nous respirons l’air entre parce que le diaphragme descend comme un piston et amène l’air vers les poumons, quand le diaphragme remonte l’air est repoussé vers la sortie. Observez le ventre d’un chat ou bien d’un chien qui dort : il se gonfle légèrement à l’inspiration et il rentre à l’expiration, il s’agit d’un mouvement naturel. Observez maintenant votre respiration . Lorsque vous inspirez est-ce votre ventre ou bien votre cage thoracique qui se soulève ? Si ce sont vos côtes alors peut-être même que votre ventre rentre à l’inspiration et se gonfle à l’expiration. Bref, vous respirez à l’envers :mrgreen: ! Je me suis déjà surprise à respirer à l’envers à plusieurs reprises, et je pense que la plupart d’entre nous respirons par la cage thoracique de façon paradoxale. Finalement la respiration abdominale dite physiologique ne va pas toujours de soi pour nous adultes, pourtant lorsque nous dormons elle se met en place tout seule.

Deuxième principe : limiter les hyper pressions abdominales :

De Gasquet schématise le corps en trois boites, trois enceintes de pression plus ou moins mobiles et quatre membres :

– la boîte à penser, rigide et très peu déformable, le cerveau doit être protégé des chocs et des compressions.

– La boîte à respirer ses parois sont les côtes le sternum et la colonne dorsale vers l’arrière, elle est rigide mais a quand même une certaine mobilité qui permet la respiration thoracique. Les viscères qui y siègent ont eux aussi une certaine mobilité mais ne bougent pas dans l’espace, ils sont accrochés (le coeur, les poumons…).

– La boîte à digérer et à faire les bébés, très mobile cette enceinte est presque entièrement élastique. Les seules structures osseuses présentes sont la colonne vertébrale et le bassin. Ses parois sont constituées de muscles : le plancher pelvien en-dessous, les abdominaux et les muscles du dos autour et le diaphragme au-dessus. Cette élasticité permet l’adaptation des volumes et des pressions (l’image de la femme enceinte est ici parlante). Mais c’est aussi la plus fragile des boites puisque tout bouge dans son enceinte. Les volumes y sont variables, pensez à l’estomac, aux intestins, à la vessie qui se remplissent et se vident. La pression abdominale est aussi variable. Les viscères sont  suspendus par des ligaments et  lorsque le diaphragme descend, les viscères descendent aussi, lorsqu’il remonte , les viscères suivent !  Enfin les parois de cette boîte sont déformables, nous l’avons vu à l’inspiration le diaphragme descend ce qui a pour effet de pousser les viscères vers le bas, le plancher pelvien ou périnée (que j’ai déjà évoqué dans le billet sur l’incontinence urinaire a l’effort) se bombe, les abdominaux s’étirent et le ventre gonfle légèrement, à l’expiration c’est le contraire, si la respiration est tranquille pas de problèmes de pression.

En revanche, et c’est intéressant, ça se corse quand les efforts sont faits poumons pleins, le diaphragme reste bloqué en bas (poumons remplis d’air), les abdominaux sont contractés pour réaliser l’effort, ici la pression intra-abdominale augmente brusquement et se répercute sur le périnée. C’est pourquoi en règle générale un effort se fait toujours sur l’expiration. Souvent lorsque l’on débute en sport on a tendance a faire les exercices en apnée, poumons pleins, n’oubliez pas de respirer c’est important !! 😉

De Gasquet, elle, a trouvé la solution à tout ça, ses exercices / postures doivent être réalisées  étirés, en apnée poumons vides, cela exclu de fait les pressions sur le périnée qui doit par ailleurs être contracté (je vous renvoie à nouveau à mon précédent billet), cette « façon de faire » nécessite de maitriser la respiration abdominale. Je vous l’ai dit ce n’est pas évident mais terriblement efficace pour des abdominaux en béton, un ventre plat , une posture au top. Pour finir je vous laisse avec cette vidéo de Sandro Zatta  formateur APOR et coach dont j’apprécie l’état d’esprit et la vision du métier.

Préparation semi marathon de Paris (1)

Cela faisait quelques semaines que ça me trottait dans la tête, je le fais …. oh non…. mais si ! fais le ! c’est un chouette challenge ! Bref je me suis inscrite au Fitbit semi de Paris qui se déroulera le 4 mars 2018. Voilà voilà, il n’y plus qu’à se préparer comme il se doit. Je vais tenter de faire une préparation qui me convienne et qui me permette de courir ces 21,1 km sans souffrir. Lire la suite >

Sport et incontinence urinaire à l’effort

 

Elle survient lors d’un fou rire, d’un éternuement ou au cours d’une séance de sport, la fuite urinaire à l’effort est très fréquente chez la femme. Alors ponctuellement rien de bien méchant, le soucis c’est lorsque ces fuites  deviennent chroniques. Lire la suite