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La fasciathérapie vous connaissez ?

Voilà un moment que je n’ai rien publié ici, je manque de temps !!! Je vais revoir mes ambitions à la baisse et tenter d’écrire un à deux billets par mois, objectivement je ne pourrais pas davantage. Aujourd’hui je termine cet article qui est dans mes brouillons depuis… le 8 mars … il y est question de fasciathérapie, une discipline relativement jeune (35 ans) issue de l’ostéopathie. Elle a été développée par le professeur et docteur Danis Bois kinésithérapeute/ ostéopathe français. Le Prof-Doc Bois est agrégé en sciences sociales de l’Universidade Fernando Pessoa de Porto et dirige le CERAP, Centre d’Étude et de Recherche Appliquée en Psychopédagogie.

La fasciathérapie c’est quoi ?

C’est une spécialisation dans le domaine de la kinésithérapie. Il s’agit d’une thérapie essentiellement manuelle innovante et très particulière. Contrairement à certaines méthodes et techniques qui utilisent la force et autres manipulations assez puissantes, la fasciathérapie se caractérise par sa profondeur et sa douceur et une action sur la globalité du corps.

Autre dimension essentielle : la fasciathérapie implique une participation consciente et une concentration de la personne traitée. Elle a des effets profonds et durables sur la décontraction et le stress. Elle repose donc sur un double modèle : d’une part des touchers  des structures symptomatiques (muscles, os, membranes, vaisseaux sanguins, nerfs faisceaux etc) et d’autre part une implication du patient dans le traitement via des touchers spécifiques. Le patient ne subit donc pas le traitement passivement mais participe activement au processus. C’est une forme de thérapie douce, non-manipulatrice et qui agit en profondeur. Un traitement en fasciathérapie est constitué d’une thérapie manuelle sur table,d’une thérapie en mouvement et éventuellement un entretien.

Vous avez dit fascia ?

Les fascias ou tissus conjonctifs sont des membranes qui recouvrent notre corps et tous nos organes. ils recouvrent 98% des structures dures de notre corps. Pour vous donner un exemple, lorsque vous achetez des blancs de poulet, parfois, il reste une espèce de membrane transparente ou blanchâtre (perso je déteste ça et ça me dégoute, mais c’est souvent bien caché dessous dans le paquet…) et bien c’est du fascia !   Jusqu’en 1980, le tissu conjonctif était considéré comme un sorte de ‘rembourrage’ et un ‘soutien’. Il empêchait même l’anatomiste d’avoir une image claire de la topographie des structures corporelles : lors des dissections, on coupait et on jetait le plus possible de ces tissus pour obtenir une image correcte du corps. On s’est rendu compte récemment que les fascias jouaient un rôle important dans le fonctionnement corporel et intellectuel, un rôle qui serait aussi important que celui des autres grands systèmes. Avec le système nerveux autonome et le système hormonal, le tissu conjonctif (les fascias) influence le degré d’effort musculaire, les schèmes de mouvement, la circulation sanguine, la gestion hormonale, le stress, l’humeur, les réactions émotionnelles, la pensée et par conséquent le comportement même… La continuité des fascias contribue à l’unité du corps mais explique aussi pourquoi un problème dans une partie du corps peut entraîner des problèmes secondaires à distance. Un stress sur les fascias peut donc jouer un rôle primordial dans l’origine de certains troubles et maladie.

La fasciathérapie et le sport

Dans le domaine du sport de haut niveau, la fasciathérapie fait partie intégrante des protocoles appliqués au sportifs et de nombreux athlètes sont/ont été traités ou accompagnés par un thérapeute. Souvent la première consultation fait suite  à un problème physique : traitement d’une blessure tenace, traitement de la douleur, processus de récupération. Dans certains cas, le sportif choisit de poursuivre l’accompagnement parce qu’il sent que le traitement a aussi un impact sur d’autres facettes, par exemple sur le sommeil, la gestion du stress, la concentration ou l’équilibre mental.

Pour conclure je dirais que la fasciathérapie n’est pas réservée qu’aux sportifs de haut niveau, mais à tout le monde  ! C’est une médecine douce holistique, si vous avez des douleurs (liées où non à votre activité physique), des difficultés de gestion du stress, faites un essai, cette thérapie peut vous convenir et vous apporter de nombreux bénéfices ! !

Pour en savoir davantage sur les fascias et leur thérapie voici un super documentaire diffusé dans Xenius sur Arte.

 

Banana Bread vegan et sans gluten

Je me suis  faite rare c’est temps-ci sur le blog, je suis un peu sous l’eau avec mes deux activités professionnelles, ma vie perso…. Tous cela me prend énormément de temps alors il faut bien que quelque chose en pâtisse ! Je profite de cet aparté pour relancer un appel si vous souhaitez vous investir dans une activité de blogging qui vous permette de partager votre expérience, expertise, passion c’est possible ici, il suffit de prendre contact avec moi via le formulaire de contact ou via Facebook .

Bon revenons à nos moutons,  le sujet du post d’aujourd’hui c’est la recette de mon Banana Bread vegan et sans gluten … haha ! vous allez me dire mais y’a quoi au final dans ton Banana Bread ? Il doit pas être top top top ! Et bien moi je le trouve super bon, et très facile à réaliser. Petite précision je ne suis pas vegan mais j’essaie d’avoir une consommation raisonnée de produits laitiers et de viandes, et quand cela est possible j’expérimente des versions végan de mes préparations. Par contre je ne consomme pas du tout de gluten et je me porte bien mieux au niveau digestif, j’ai aussi plus d’énergie.

Pour ce fabuleux Banana Bread vous aurez besoin :

  • 3 bananes bien mûres (avec des tâches noires),
  • 60 ml de lait végétal, j’utilise du lait d’amandes mais vous pouvez en choisir un autre, si la véganerie c’est pas votre truc vous pouvez aussi utiliser du lait de vache,
  • 2 c.à soupe d’huile, j’utilise de l’huile de coco mais vous pouvez utiliser de l’huile d’olive ou de tournesol,
  • 10 g de poudre à lever sans gluten (on en trouve dans les magasins d’alimentation bio) ou avec gluten hein ! on est pas sectaires c’est vous qui voyez !
  • 1 pincée de bicarbonate alimentaire,
  • 1 pincée de sel
  • 160 g de farine, j’utilise 120 g de farine de pois chiche + 40 g de farine de riz. La farine de pois chiche est très appropriée en plus elle donne une belle couleur dorée à la préparation, la farine de châtaigne marche bien aussi. Évidemment vous pouvez utiliser de la farine de blé !!
  • 30g de poudre d’amandes

Préparation :

  1. Préchauffer votre four à 180° (th6)
  2. Dans un saladier, écraser les bananes à la fourchette (ne les réduisez pas non plus à l’état liquide !)
  3. Ajouter le lait végétal, l’huile, la poudre à lever, le bicarbonate alimentaire ainsi que le sel, bien mélanger le tout à la fourchette.
  4. Versez les farines et la poudre d’amande, bien mélanger à la fourchette encore et toujours.
  5. Huilez légèrement le moule cake, y verser la préparation,
  6. Enfournez 45 minutes, laisser refroidir (patience….) dégustez votre banana bread avec un bon tchai ! c’est un goûter très réconfortant par ce froid !

Voici ma recette, vous pouvez si vous le souhaitez ajouter 60 g de sucre blond ou complet, de la vanille, des fruits secs, de la cannelle, des copeaux de chocolat noir…

La réflexologie plantaire : qu’est-ce que c’est et pourquoi c’est bien ?

Dans la section à propos des Ateliers du Corps, j’exprime mon souhait de faire de ce blog un espace collaboratif et horizontal, comme une grande maison où chacun pourrait partager son expérience, ses compétences autour du sport, du bien-être, de la santé etc…

Aujourd’hui donc, c’est avec joie que  je m’éclipse et que je laisse la place à Caroline Martinetti-Piedallu amie, collègue de travail et réflexologue diplomée de l’Ecole de Podo-Reflexologie de Paris (EPRP), école agréée par la fédération française des réflexologues. Comme nous avons tous plusieurs cordes à notre arc Caroline est également infirmière de prévention auprès d’étudiants au sein d’une  université parisienne.

Dans ce billet, elle nous fait découvrir la réflexologie plantaire et nous explique les nombreux bénéfices de cette pratique manuelle sur la santé en général et chez les sportifs en particulier.

 Comment j’ai découvert la réflexologie :

J’ai découvert cette discipline « par hasard » lors d’une journée d’action de prévention sur la gestion du stress. A cette occasion les étudiants pouvaient bénéficier de séances de réflexologie afin de les relaxer pour qu’ils puissent aborder au mieux leurs partiels… Mon étonnement face à l’efficacité de cette pratique a été immense et j’ai fait le choix de m’y  intéresser de plus près en me formant à l’Ecole de Podo réflexologie de Paris. Depuis je pratique mes deux activités professionnelles, d’infirmière de prévention à Paris1 et de réflexologue libérale au centre para médical Pérignon dans le 7ème arrondissement.

Qu’est ce que la réflexologie plantaire :

C’est une pratique manuelle ancestrale issue des médecines naturelles qui apparait dans des cultures très diverses. L’une des traces les plus anciennes date de l’antiquité égyptienne.Comme toutes les thérapies naturelles, elle repose sur une approche globale de la santé considérant ainsi l’organisme comme « une entité dynamique et cohérente dotée de fonctions d’autorégulation » (Mireille Meunier). La réflexologie plantaire se base sur deux principes :

  • Chaque partie du corps est représentée à un endroit déterminé du pied appelé zone réflexe
  • La manipulation de ces zones provoque à distance une réaction de l’organe

Cette thérapie permet de relancer l’énergie vitale, relaxe et dénoue les tensions, active la circulation sanguine et lymphatique, régule le système nerveux et hormonal, elle permet également d’évacuer les toxines. Ses champs d’action sont très larges, et la réflexologie plantaire peut constituer une aide précieuse si vous souffrez de problèmes de stress, de sommeil ou de fatigue. Elle agit aussi sur les problèmes digestifs, les douleurs chroniques et les céphalées ou encore les allergie et l’hypertension.

Réflexologie et pratique sportive :

Pour les sportifs, intégrer la réflexologie  dans votre programme vous permet d’améliorer vos performances par une meilleure préparation et récupération. D’abord dans la phase de préparation c’est une aide précieuse car elle favorise le rééquilibrage physiologique et mental :

  • En diminuant le stress pour une meilleure gestion des émotions
  • En libérant la respiration pour améliorer l’endurance
  • En régulant le sommeil pour optimiser les performances du lendemain
  • En renforçant ses ressources naturelles pour procurer un sentiment d’énergie accrue

Ensuite la réflexologie permet une récupération optimale :

  • En stimulant les émonctoires (organes d’élimination) pour évacuer les toxines et l’acide lactique accumulés pendant l’effort
  • En soulageant les zones douloureuses, crampes, dorsalgies, courbatures
  • En réduisant les tensions nerveuses et musculaires
  • En apportant une sensation de légèreté dans les pieds et les jambes
  • En favorisant la circulation sanguine pour améliorer l’oxygénation des cellules

Comment trouver un réflexologue ?

Pour vous garantir d’un minimum de temps de formation et de professionnalisme du réflexologue, assurez-vous qu’il figure sur la liste de la fédération française des réflexologues.

Où me trouver ?

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Centre para-médical Pérignon
18 rue Pérignon 75007
Métro : Ségur (ligne 10)
Télephone : 06 84 36 48 85
Tarifs : 65€ pour une séance complète d’environ 50-60 min  / 40€ pour les moins de 26 ans

LE HIIT COMMENT CA MARCHE ET POURQUOI C’EST BIEN ?

Les méthodes d’entrainements en interval-training plus connues aujourd’hui sous le nom de  HIIT (High Intensity Interval Training) ou encore Tabata sont basées sur la répétition d’exercices intenses entrecoupés de périodes de repos. Il s’agit d’un travail intermittent ou fractionné, un type d’entrainement vieux comme le monde et très en vogue aujourd’hui dans le monde du fitness.

On peut faire du Hiit ou du Tabata training seul, à 2, ou en groupe. Les exercices effectués sont aussi divers que variés (course, vélo, sauts, tirages, mouvement fonctionnels…). La plupart du temps on utilise le poids de son corps mais on peut aussi ajouter des charges additionnelles, des haltères ou des élastiques. Bref, le choix est infini. Le but est de se donner à 100% de ses capacités (ou proche de son maximum) pour enclencher certaines réactions métaboliques (ensemble de transformations biochimiques  au sein de l’organisme) .

  • Les effet du travail intermittent sur notre organisme :

Notre corps consomme de l’énergie pour effectuer les mouvements (marcher, courir, danser) à chaque fois qu’un muscle se contracte pour réaliser un mouvement l’adénosine triphosphate (ATP) entre en jeu…non non ! ne partez pas tout de suite !! ce n’est pas compliqué !!!

L’ATP est un acide aminé à haut potentiel énergétique qui, après avoir capté l’énergie libérée par la dégradation des glucides, la libère selon les besoins de l’organisme. L’ATP est la monnaie d’échange  utilisée par notre organisme pour assurer les différents mouvements réalisés. Chaque cellule musculaire renferme une certaine réserve d’ATP. Cependant, cette réserve  est limitée et se consomme en seulement deux ou trois secondes.

Fort heureusement  les muscles contiennent d’autres types de réserves pour tenir le coup plus longtemps :

1- La créatine phosphate :

La créatine phosphate (CP) est un composé riche en énergie qui produit aussi de l’ATP. Grâce à sa présence dans les cellules musculaires, un effort intense peut être prolongé jusqu’à 15 secondes. C’est dans cette filière que travaillent les sprinteurs et les haltérophiles.

2- C’est ensuite le glycogène qui prend la relève : en se scindant, cette molécule de sucre présente dans les muscles et le foie produit à son tour de l’ATP.

Ces deux premiers types de production d’énergie (l’ATP-CP et l’ATP-glycogène) s’effectuent en mode anaérobie, c’est-à-dire sans apport d’oxygène. Lorsqu’ils fonctionnent selon l’un ou l’autre de ces deux modes de production énergétique, nos muscles peuvent soutenir un effort maximum ou très intense sur une durée maximale d’environ 90 secondes. C’est principalement sur ces filières que l’on cherche à travailler lorsque que nous faisons un entrainement en HIIT ou en Tabata.

3- Au-delà de ce délai d’environ 90 secondes, nos muscles peuvent maintenir un effort mais celui-ci sera de moindre intensité, L’ATP est produit par notre organisme en mode aérobie, c’est-à-dire en présence d’oxygène, c’est l’effort du coureur de fond. 

Imaginons que vous montiez des escaliers à toute blinde, vous arrivez essoufflés mais, vous avez réussi à maintenir une intensité élevée. Vous avez gravi les marches deux par deux sans jamais ralentir ! Votre organisme a mobilisé les deux premières filières (ATP-CP et ATP-glycogène) qui ne nécessitent pas d’apport en oxygène (effort anaérobie) pour fonctionner. A l’arrivée votre organisme a besoin d’un apport en oxygène pour pallier au manque engendré par l’effort fourni d’où l’essoufflement important. Imaginions à présent que vous continuiez à monter les escaliers parce que vous êtes un warrior et que la vue du Sacré Cœur au coucher du soleil est super belle. Pour pouvoir maintenir cet effort, votre organisme va basculer dans la filière aérobie pour continuer produire de l’ATP, vous pourrez gravir les marches jusqu’au sommet avec une intensité plus faible.

En résumé, une personne peut compter sur trois mécanismes différents de production d’énergie pour se mettre en action : ATP-CP, ATP-glycogène et ATP-oxygène correspondant respectivement aux 3 filières : anaérobie alactique , anaérobie lactique et aérobie.

Selon le type d’effort demandé aux muscles (variables intensité et durée de l’effort), la couverture énergétique de l’exercice peut donc solliciter « en priorité » l’un de ces 3 mécanismes. Ces derniers peuvent également se chevaucher et se compléter.

Dans le cadre d’un travail en interval-training type HIIT ou Tabata, tout l’enjeu réside dans l’utilisation prioritaire de l’ATP-glycogène issue de la filière anaérobie lactique. En effet, la production de lactate au niveau musculaire entraîne des réactions chimiques vertueuses (augmentation de l’hormone de croissance, testostérone…). La phase de récupération lors du travail intermittent permet au sportif de ne pas saturer ses muscles en acide lactique lui permettant ainsi de prolonger son effort de manière intense. Sans cette récupération entre les phases de travail intensif, l’arrêt de l’exercice serait inéluctable et le sportif placé de fait dans l’incapacité de poursuivre ses efforts avec la même intensité. Il s’agit donc de trouver le juste équilibre entre temps de travail et temps de récupération afin de ne pas être contraint à un arrêt anticipé de l’exercice ou à l’inverse trop facile ne permettant pas de travailler sur la filière anaérobie lactique.

  • L’intérêt de l’Interval Training :

L’interval-training permet de réaliser des entrainements courts, avec ou sans matériel, très variés qui peuvent être réalisés presque n’importe où. Son intérêt métabolique par rapport à un travail physique plus classique en continu est d’augmenter la durée totale d’exercice à haute intensité sans provoquer d’arrêt de l’activité. Ce type de training est efficace pour améliorer vos capacités cardiovasculaires, votre puissance, le fonctionnement de vos muscles et de votre système nerveux. Il favorise  la sécrétion d’hormones variées sources de bien-être et anti-stress (endorphines…). Vous améliorez vos capacités physiques, avec le temps vous réalisez des entrainements plus intenses et plus longs, ce qui constitue un véritable cercle vertueux très positif pour votre santé.  C’est également un entrainement  efficace pour redessiner vos muscles et votre silhouette. Plus vos entrainements seront longs et intenses et plus vous brûlerez de calories et plus vous produirez d’acide lactique, plus vous libérerez d’hormone de croissance (hormone responsable d’une accélération de la fonte des graisses). Enfin L’interval-training  perturbe l’équilibre de votre corps et ce dernier doit travailler pendant de longues heures pour rétablir au plus vite cet équilibre. Enfin des entrainements en fractionné bien menés entrainent une accélération du métabolisme. Pour rétablir son équilibre votre corps va devoir consommer plus d’oxygène plusieurs heures après la fin de l’entrainement, c’est ce qui est appelé l’effet afterburn ou EPOC (Excess Post-exercise Oxygen Consumption).

En fonction de votre condition physique, de votre expertise ou encore de votre âge les intervalles d’efforts durent entre 10 et 50 secondes. Le temps de récupération peut lui aussi varier de 10-15 secondes à 90 secondes. Les temps de récupération peuvent être actifs (marche, course lente) ou passifs et permettent à la filière aérobie de participer à l’effort. Sans un apport en oxygène et donc sans temps de récupération suffisant, la production d’acide lactique est telle qu’elle  amène à un arrêt total de l’exercice (les muscles se tétanisent et parfois on a même besoin de vomir …. :mrgreen: ). De manière générale le rythme cardiaque doit rester élevé tout au long de l’entrainement, l’utilisation d’un cardio-fréquencemètre peut permettre de veiller à travailler dans les bonne intensités même si les sensations physiques peuvent souvent suffire à le savoir ! Si vous aimez vous challenger, sortir de votre zone de confort et que vous n’avez aucune contre-indication de santé, n’hésitez pas tester l’entrainement en HIIT, veillez néanmoins à rester progressifs dans le niveau de difficulté des exercices et dans le choix de vos intervalles !

BE FIT , BE THIN !

On peut tirer une myriade de bénéfices d’une activité physique régulière. Les études le montrent la pratique régulière d’une activité physique à des effets positifs sur les systèmes cardio-vasculaire et respiratoires, renforce les muscles et les os et permet même de maintenir et d’améliorer sa fonction cognitive. D’ailleurs l’exercice physique est  souvent « prescrit » dans le cadre de protocoles médicaux pour le traitement de cancers, de fibromyalgies ou encore de stress post traumatique.

Pratiquer une activité physique permet de secréter les fameuses endorphines, hormones du bien-être, mais pas seulement ! Cela peut aussi permettre d’améliorer la confiance en soi, ou encore d’étendre son cercle de relations, de réduire son stress et  de développer de nouvelles habilités ! Et, chose à peine croyable chacun des bénéfices énumérés ci-dessus est possible que la personne soit mince ou grosse.

Pourtant, dans le langage courant des internets et du monde du fit on cite quasiment systématiquement la perte de poids comme le premier bénéfice d’une activité physique régulière. YouTube, la blogosphère sont remplis de vidéos et d’articles qui annoncent avec joie combien de calories vous allez bruler et en combien de temps en suivant tel ou tel programme.

Je pense et ça n’engage que moi qu’associer systématiquement fitness et perte de poids est une erreur, d’une part parce que si l’activité physique participe à la perte de poids, elle n’en est pas le premier levier. D’autre part parce que ce genre de discours éloigne certaines personnes de l’activité physique, particulièrement celles pour qui le poids constitue un complexe voire un handicap au quotidien. Une personne qui s’abonne à la salle ou qui décide de travailler avec un personal trainer peut entreprendre cette démarche pour perdre du poids ou non, mais l’objectif « perte de poids » ne devrait pas être considéré et vendu comme premier par nous autres professionnels du sport. Par ailleurs si certains sont également  professionnels de la nutrition, ils ne représentent pas la majorité des pro de la remise en forme or nous savons le premier levier pour  la perte de poids réside avant tout dans une modification de l’alimentation… associée à différentes choses dont le sport, parfois une psychothérapie etc…

Il y a tellement d’autres bénéfices que l’exercice physique peut apporter à une personne, pourquoi ne pas davantage axer notre communication là-dessus, c’est moins vendeur ? Oui peut-être… mais peut-être aussi que cela permettrait de désamorcer un peu ce rapport compliqué que l’on peut avoir à son propre corps, de lutter à notre petite échelle contre une certaine « dictature » du corps parfait qui doit si possible être mince, musclé et blanc (comme sur l’image qui illustre ce billet ^.^). Au final on peut parier qu’adopter un discours différents, et véhiculer des images différentes permettrait aux personnes les moins à l’aise avec leur corps d’envisager plus sereinement la possibilité d’entreprendre une activité physique.

Gym posturale : la méthode de Gasquet

Le travail postural est important et essentiel. Il est, ou plutôt il devrait être le prérequis de départ à toute activité physique et sportive.

Pour débuter l’année 2018, je voulais vous parler de la méthode A.P.O.R. B de Gasquet©, APORB pour Approche POsturo-Respiratoire et B pour Bernadette, le prénom de cette médecin et professeur de yoga très connue dans le milieu du fit. Elle a beaucoup écrit et possède son propre centre de formation. Sa méthode est une méthode de gym sans risques, attention cela ne veut pas dire que ce soit facile ! C’est même en fait plutôt éprouvant !  Dans son approche posture et respiration sont indissociables, la posture détermine la respiration et il est possible de savoir si la posture est correcte en se repérant à la respiration.

Je vous propose dans ce premier billet de vous présenter de manière rapide  les grands principes de base de la méthode A.P.O.R B de Gasquet.  L’idée est que vous essayiez, chez vous, au bureau en voiture, dans les transports, pendant votre cours de renforcement musculaire, de stretching , de Body Balance d’appliquer ces principes qui permettent par le travail et la conscience de sa posture et de sa respiration, de lutter contre les maux du quotidien (rachis, transit, stress etc…), et de se construire un ventre ultra plat et de vrais abdominaux profonds, les plus importants !

 Premier grand principe : toujours travailler en étirement, sans cambrure, ni tassement :

Observez votre colonne vertébrale au moment où vous lisez ce billet, est-elle allongée ? La distance entre votre coccyx et le sommet de votre tête est-il maximal ? N’êtes-vous pas cambré (lordose) ou voûté (cyphose) ? Naturellement nous avons tous si nous n’y prenons pas gare tendance a être lordosé ou cyphosé voire les deux (oui parce que ça marche souvent ensemble). Observez bien cette planche, vous êtes plutôt de type A, B, C ou D ?

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Il ne s’agit pas  d’effacer complétement les courbures du dos, mais de veiller de manière générale à se tenir et à faire ses exercices en position neutre (A). Selon de Gasquet c’est la respiration qui nous dit que la posture est bien en étirement, en effet si l’on est étiré la respiration devient physiologique et non paradoxale (à l’envers).

Quid de la respiration physiologique

Lorsque nous respirons l’air entre parce que le diaphragme descend comme un piston et amène l’air vers les poumons, quand le diaphragme remonte l’air est repoussé vers la sortie. Observez le ventre d’un chat ou bien d’un chien qui dort : il se gonfle légèrement à l’inspiration et il rentre à l’expiration, il s’agit d’un mouvement naturel. Observez maintenant votre respiration . Lorsque vous inspirez est-ce votre ventre ou bien votre cage thoracique qui se soulève ? Si ce sont vos côtes alors peut-être même que votre ventre rentre à l’inspiration et se gonfle à l’expiration. Bref, vous respirez à l’envers :mrgreen: ! Je me suis déjà surprise à respirer à l’envers à plusieurs reprises, et je pense que la plupart d’entre nous respirons par la cage thoracique de façon paradoxale. Finalement la respiration abdominale dite physiologique ne va pas toujours de soi pour nous adultes, pourtant lorsque nous dormons elle se met en place tout seule.

Deuxième principe : limiter les hyper pressions abdominales :

De Gasquet schématise le corps en trois boites, trois enceintes de pression plus ou moins mobiles et quatre membres :

– la boîte à penser, rigide et très peu déformable, le cerveau doit être protégé des chocs et des compressions.

– La boîte à respirer ses parois sont les côtes le sternum et la colonne dorsale vers l’arrière, elle est rigide mais a quand même une certaine mobilité qui permet la respiration thoracique. Les viscères qui y siègent ont eux aussi une certaine mobilité mais ne bougent pas dans l’espace, ils sont accrochés (le coeur, les poumons…).

– La boîte à digérer et à faire les bébés, très mobile cette enceinte est presque entièrement élastique. Les seules structures osseuses présentes sont la colonne vertébrale et le bassin. Ses parois sont constituées de muscles : le plancher pelvien en-dessous, les abdominaux et les muscles du dos autour et le diaphragme au-dessus. Cette élasticité permet l’adaptation des volumes et des pressions (l’image de la femme enceinte est ici parlante). Mais c’est aussi la plus fragile des boites puisque tout bouge dans son enceinte. Les volumes y sont variables, pensez à l’estomac, aux intestins, à la vessie qui se remplissent et se vident. La pression abdominale est aussi variable. Les viscères sont  suspendus par des ligaments et  lorsque le diaphragme descend, les viscères descendent aussi, lorsqu’il remonte , les viscères suivent !  Enfin les parois de cette boîte sont déformables, nous l’avons vu à l’inspiration le diaphragme descend ce qui a pour effet de pousser les viscères vers le bas, le plancher pelvien ou périnée (que j’ai déjà évoqué dans le billet sur l’incontinence urinaire a l’effort) se bombe, les abdominaux s’étirent et le ventre gonfle légèrement, à l’expiration c’est le contraire, si la respiration est tranquille pas de problèmes de pression.

En revanche, et c’est intéressant, ça se corse quand les efforts sont faits poumons pleins, le diaphragme reste bloqué en bas (poumons remplis d’air), les abdominaux sont contractés pour réaliser l’effort, ici la pression intra-abdominale augmente brusquement et se répercute sur le périnée. C’est pourquoi en règle générale un effort se fait toujours sur l’expiration. Souvent lorsque l’on débute en sport on a tendance a faire les exercices en apnée, poumons pleins, n’oubliez pas de respirer c’est important !! 😉

De Gasquet, elle, a trouvé la solution à tout ça, ses exercices / postures doivent être réalisées  étirés, en apnée poumons vides, cela exclu de fait les pressions sur le périnée qui doit par ailleurs être contracté (je vous renvoie à nouveau à mon précédent billet), cette « façon de faire » nécessite de maitriser la respiration abdominale. Je vous l’ai dit ce n’est pas évident mais terriblement efficace pour des abdominaux en béton, un ventre plat , une posture au top. Pour finir je vous laisse avec cette vidéo de Sandro Zatta  formateur APOR et coach dont j’apprécie l’état d’esprit et la vision du métier.

Training : la callisthénie c’est quoi exactly ?

Le fitness c’est un peu comme la mode, on prend les basics, on remixe, on fait un peu de marketing et hop ! Nous voilà avec une « nouvelle discipline » la callisthénie ou calisthenics si tu veux faire l’américain/e En tapant calisthenics sur Google j’ai lu beaucoup de choses très différentes, pour certains callisthénie et streetworkout sont synonymes tandis que pour d’autres surtout pas car la callisthénie se pratique en salle tandis que le street workout se pratique en extérieur, de plus la gymnastique callisthénique n’offrirait pas d’espace de création libre (freestyle) contrairement au street workout… bref… la callisthénie c’est quoi exactly ?! Lire la suite >

C’est Noël aux Ateliers !

On vous offre une séance de coaching sportif ou un programme personnalisé !

Participez pour tenter de remporter une séance de coaching sportif à Paris ou un programme personnalisé !

Quoi de mieux qu’une séance de sport avec un professionnel pour débuter la nouvelle année, au menu une séance de 1 heure à Paris, ou un programme personnalisé avec 1 suivi à distance si vous êtes ailleurs ! les festivités débuteront par un échauffement, suivi d’un corps de séance de type cross training, en dessert nous vous offrons un stretching ! Pour les non franciliens, nous vous offrons un programme de remise en forme sur un mois. Lire la suite >